“Le vent, bourrasque d’ opium, bercer par le bruissement des feuilles aux sommets des maux de la terre.
Symphonie planétaire aux courants multiples qui sillonne l’ univers d’ un hasard pragmatique.
Surprise méprisante du voyageur atrophié de son couvre chef, enlevé par une vertigineuse brise battante.
Alléchante caresse volatile, frisson ensorceleur de mille fleurs livrant leurs pétales à cette danse insaisissable.
Le vent, une main tendu jamais prise, malchanceuse, indécise qui vire à la va vite les vas nue pied des vicissitudes de leur véhémente activité ;
Le vent qui vrille les voûtes célestes dispersant les étoiles d’ un claquement capricieux.
Le vent de la st valentin, valeureux vautours , serviteurs des amants venimeux, qui accélère le vacillement des vêtements de velours.
Le vent violent le vent d’ hiver.
Le vent courant, des courant d’ air.
Le vent claqueur de porte, farceur plein de tour, coordinateur de la malice des heures, qui fracasse les façades déployées face à lui.
Le vent, moteur incontrôlable des girouettes aux milles formes scrutant pour toujours l’ impardonnable horizon qu’il déforme.
Le vent, prédateur, traquant les nuages pour les dévisager en grimaces du paysage, se contorsionne à en faire peur.
Le vent, hésitant, plante parfois sur l’ eau, les navires aux voiles désertées de leur insipide contenant.
Le vent, réveil matin des cadavres de verres, siffle des air sans fin à tous les goulots qui ne peuvent rien n’y faire.
Le vent, caravane des senteurs, véhicule à toute allure les odeurs les plus pure, droguant à jamais l’attentif voyageur.
Le vent le plus fort, kidnappeur d’ épouvantails, spécialiste des cheveux en bataille, nous crache au visage les postillons de la mer du Nord.
Le vent certifie aussi les morts, les débarrassant de leurs âmes rouillées, si longtemps enfermées, leur offrant une ultime délivrance quand les cendres jaillissent le long des falaises grisées.
Pendant ce temps, des ventilateurs gaspillent leurs souffles pour des consommateur qui souffrent du temps.
Moi avant que je m’ essouffle à parler de tout et du temps, je préfère abréger alors… bon vent.”
Texte de Pierre Riberolle, alias Kiki Lutin
http://kikilutinbook.blogspot.com/
Une autre très belle rencontre des Monts de la Balle…
Un spectacle “Slam et des balles”, poétique à souhait…
Un apéro dans l’herbe avec l’équipe d’AREMACS et l’arrivée de Fabien, le gars de Haute-Loire arrivé on ne sait trop comment et qui est resté jusqu’au bout…

un mois de jeune… il est temps de réalimenter la bête…